Devenir mère ? Ce que j'aurais aimé que l'on me dise

« Voici les quatre choses que j'aurais aimé que l'on me dise pour apaiser mes angoisses à l'idée de devenir mère. J'espère que vous en profiterez ! » Karla Reed, mère de trois enfants, s'adresse à toutes les futures mamans.

Magazine BABYBJÖRN – Devenir mère : Karla Reed, mère de trois enfants, parle aux jeunes mamans.
Si vous êtes angoissée par toutes ces informations, laissez tomber les livres et éteignez votre ordinateur. Retrouvez votre paix intérieure en sachant que votre instinct de mère va vous guider.
Photo : Karla Reed

Il ne fait aucun doute que devenir mère est un événement qui va bouleverser votre vie. Pour la plupart d’entre nous, dès le moment où nous apprenons que nous allons accueillir un enfant dans notre vie, nous succombons soudainement sous le poids écrasant de nos insuffisances, avec souvent l’impression d’être au bord d’une falaise, prête à sauter.

Plus je lis, plus je suis angoissée.

Lorsque je suis devenue maman, il y a de cela onze ans, j’écoutais tous les conseils d’où qu’ils viennent. Beaucoup étaient utiles, mais j’en ressortais souvent avec l’impression d’être submergée par tous les changements à venir.

Conseils de survie aux parents (fatigués de recevoir des conseils)

C’est pourquoi j’ai fait la liste des choses que j’aurais aimé que l’on me dise pour apaiser mes angoisses à l’idée de devenir mère. J’espère que vous en profiterez !

Devenir mère : Quatre conseils qui réconfortent

1. Pour être une bonne mère, vous n’avez pas besoin de lire un livre de puériculture. L’une des premières choses que j’ai faite après avoir découvert que j’étais enceinte a été de me procurer un exemplaire de « What To Expect While Expecting ». Cette bible américaine de la grossesse est pleine d’informations étonnantes et assurément utiles !

Les neuf choses que vous vous dites avant d’avoir des enfants

Cependant, je me suis rendu compte que plus je lisais, plus j’étais angoissée. Nous avons toutes un seuil différent pour l’assimilation des informations. Certaines auront besoin de lire tous les livres sur le sujet, alors que d’autres ne liront aucun livre et feront des recherches lorsqu’elles se poseront une question. L’important est de faire ce qui vous tranquillise l’esprit.

Vous allez tracer votre chemin de maman.

Si pour vous apaiser, vous avez besoin de vous informer, alors faites des recherches ! Mais si vous êtes angoissée par toutes ces possibilités et ces informations, laissez tomber les livres et éteignez votre ordinateur. Retrouvez votre paix intérieure en sachant que votre instinct de mère va vous guider et vous indiquer ce que vous devez savoir, le moment venu.

Personne ne sera jamais aussi qualifiée que vous pour être la mère de votre enfant.
Photo : Karla Reed

2. Prenez les conseils des autres personnes avec des pincettes (ou avec une longue cuillère !). Il est important de savoir que la plupart des gens qui vous donnent des conseils ne font que parler de leurs propres expériences. Aucune d’entre nous ne va suivre le même cheminement en tant que mère. Prenez donc ces conseils comme le cadeau d’une personne qui veut partager sa propre histoire avec vous. N’hésitez pas à en retirer uniquement ce dont vous avez besoin, sans vous laisser entraîner dans les détails. Les détails des histoires personnelles sont aussi particuliers que les personnes qui les donnent.

Quand mon fils avait 16 mois, j’ai compris que quelque chose n’allait pas.

3. Ne vous comparez pas aux autres mères. Voilà peut-être l’une des choses les plus destructrices que nous faisons et qui finit par nous empêcher d’être la meilleure maman possible. Qu’elles aient plus d’enfants que vous ou qu’elles soient maman depuis plus longtemps que vous, n’oubliez pas une chose : personne ne sera jamais aussi qualifiée que vous pour être la mère de votre enfant !

Vous allez tracer votre chemin de maman parce que personne n’est exactement comme vous ou votre enfant. Alors, restez ouverte à ce que les autres peuvent vous apporter sans que ces informations vous dictent votre route.

Libérez-vous des sentiments de honte et de culpabilité qui peuvent vous envahir en vous comparant aux autres. Vous êtes née pour faire cela !
Photo : Karla Reed

4. Ne sous-estimez pas votre instinct de mère.Cet instinct est un don du ciel qui accompagne la naissance des enfants… et il est puissant ! Quand mon fils avait environ 16 mois, j’ai compris que quelque chose n’allait pas. J’ai écouté mon instinct et j’ai fait des recherches. J’en ai aussi parlé avec des amis et ma famille.

Je suis allée voir mon pédiatre qui avait plus de vingt ans de métier mais qui a jugé que mes préoccupations ne valaient pas la peine d’être considérées. Il m’a expliqué, en se basant sur ses années d’expérience, qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Mais je savais.

Vous êtes la meilleure avocate de votre enfant et, bien souvent, la seule.

Ce n’était pas à cause de mes recherches ou de ce que les autres m’avaient mis en tête. En tant que maman, je savais que quelque chose n’allait pas, et c’est pourquoi j’ai insisté pour que l’on fasse des examens. Cet instinct, je ne l’avais pas acquis par formation. Ce n’était pas le fruit du hasard, et sentir que quelque chose n’allait pas ne fait pas de moi quelqu’un d’extraordinaire. Je savais parce que j’étais sa mère.

Cet instinct m’a été donné au moment où je suis devenue maman, et vous l’avez reçu vous aussi. Ce qui importe, c’est de laisser parler son instinct et d’agir. Vous êtes LA MEILLEURE avocate de votre enfant et, bien souvent, la seule.

C’est pourquoi je m’adresse à vous qui allait devenir mère : si vous voulez être une bonne mère, et je sais que vous l’êtes déjà, retrouvez votre paix intérieure en étant vous-mêmes. Libérez-vous des sentiments de honte et de culpabilité qui peuvent vous envahir en vous comparant aux autres. Vous êtes née pour faire cela !

Magazine BABYBJÖRN – La styliste et mannequin Karla Reed avec ses trois enfants.
 
Photo : Karla Reed

Karla Reed

Je m’appelle Karla et je suis mariée depuis 16 ans, bientôt 17… (vous vous rendez compte !), à mon petit ami d’université. Nous avons une petite fille de 11 mois, Lucy, une fille de trois ans, Charlotte, et un fils de 11 ans qui s’appelle Jack et qui est atteint d’un trouble du spectre de l’autisme.

Il y a environ cinq ans, j’ai commencé à poster mes tenues vestimentaires sur Instagram. Après la naissance de mes filles, j’ai petit à petit orienté mon compte autour de mon mode de vie. J’y partage de tout : de la mode, des produits que nous aimons et je laisse parler mes tripes sur les difficultés d’être mère.

Il n’y a rien de plus motivant que d’accompagner des personnes et de leur dire qu’elles ne sont pas seules. Surtout lorsqu’il s’agit d’autres mères !

Instagram: karlareed