L’hypnonaissance, ou comment j'ai essayé une nouvelle technique d'accouchement

Après l’expérience traumatisante de la naissance de son premier enfant, Cat Sims a décidé d'essayer une technique d'accouchement différente pour le second. Elle raconte ici comment, après avoir été sceptique, elle est devenue adepte de l’hypnonaissance.

Magazine BABYBJÖRN – Cat Sims utilise l'hypnonaissance comme technique d'accouchement.
« Sa naissance a été si paisible », dit Cat Sims après avoir utilisé l'hypnonaissance comme technique d'accouchement.
Photo : Johnér

Qu’est-ce que l’hypnonaissance ? Une autre méthode d’accouchement très tendance

Quand j’ai appris que j’étais enceinte de mon deuxième enfant, il y avait plusieurs choses dont j’étais sûre :

  • Cette fois, je voulais profiter de la naissance de mon bébé.
  • Cette fois, je voulais essayer d’allaiter, et y parvenir.
  • J’allais faire tout mon possible pour que cette seconde naissance ne soit pas aussi traumatisante que la première.

La troisième certitude était la seule pour laquelle je pouvais vraiment agir en amont, avant la perte des eaux. Pour les autres, il me fallait juste attendre et voir, mais j’avais le sentiment que si je pouvais gérer la troisième, j’aurais une chance sérieuse de m’en sortir pour les deux autres.

Je craignais que ce soit un peu du genre parler à son utérus.

J’ai appelé une de mes bonnes amies, Hollie de Cruz, fondatrice de London Hypnobirthing et professeur d’hypnonaissance pour vedettes. Sérieusement. J’ai expliqué que j’avais des appréhensions concernant l’hypnonaissance : je craignais que ce soit un peu du genre parler à son utérus, et je n’étais vraiment pas intéressée par les choses paranormales ou étranges.

L’hypnonaissance fonctionne-t-elle vraiment ? Quand les choses ne se passent pas comme prévu

L’hypnonaissance vous permet de rester calme

Pour rendre justice à Hollie, elle ne m’a pas envoyé de coup de poing au visage pour être si étroite d’esprit. Au lieu de cela, elle m’a expliqué que tout était fondé sur la science et que, si j’étais prête à le faire, ELLE ME PROMETTAIT que j’aurais tous les outils à disposition pour que mon accouchement soit « génial ».

Un accouchement génial ? Hum. J’admets que j’étais sceptique, mais pas autant que mon mari. Après quelques conversations pour savoir si nous devions le faire ou non, j’ai joué l’atout : « Oui, mais comme c’est moi qui vais devoir pousser pour expulser le bébé, c’est moi qui décide et nous allons le faire ! »

5 conseils d’hypnonaissance pour l’accouchement

Et nous pouvons remercier les dieux du ciel de l’avoir fait ! Lors de notre première session, Gemma, notre charmante professeure, nous a expliqué la théorie de base de l’hypnonaissance, et c’était comme si une lumière s’était allumée dans mon cerveau. Elle nous a donné l’explication suivante : « l’utérus est un muscle et lorsque le travail commence, ce muscle se détend et se contracte tout simplement. Pour qu’un muscle fonctionne efficacement, il a besoin d’oxygène qu’il extrait du sang riche en oxygène que votre cerveau dirige vers l’utérus lorsque le moment où le bébé doit naître est arrivé.

L’accouchement ne doit pas être un spectacle effrayant digne d’un film d’horreur.

Si vous paniquez, vous commencez à produire de l’adrénaline, et cela signifie que tout ce beau sang nourricier et riche en oxygène est envoyé vers votre tête et vos membres, prêts pour le combat ou la fuite. À ce stade, votre utérus travaille avec un minimum de carburant. Il continuera néanmoins à travailler, mais ce sera plus dur, plus long et plus douloureux. L’hypnonaissance consiste à vous armer des outils nécessaires pour rester calme et veiller à ce que le muscle obtienne tout ce dont il a besoin. »

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Elle a donné un rôle à mon mari

Cette explication m’a permis de comprendre, et cela m’a paru parfaitement logique. Je ne peux pas contrôler l’accouchement, mais je peux contrôler la manière dont je réponds au processus, et c’est la chose la plus importante que je puisse faire pour réussir un accouchement sans stress et sans traumatisme. Quant à mon mari, il a été époustouflé. L’hypnonaissance l’a non seulement rassuré que l’accouchement ne doit pas être un spectacle effrayant digne d’un film d’horreur, mais elle lui a aussi donné un rôle : il allait être mon protecteur, mon messager, et il allait diriger le spectacle dans lequel Bo et moi-même aurions les premiers rôles.

J’ai adoré la « bulle du nouveau-né » cette fois.

Après avoir écouté, pendant des semaines, les affirmations apaisantes de Hollie lors de mes trajets quotidiens et durant la nuit, et après avoir exercé ma respiration avec mon mari, mes contractions ont commencé le 30 août 2016 à 9 h 30 du matin. J’ai mis mes écouteurs et je me suis couchée sur le canapé, sans dire mot. J’ai accouché dans l’eau à la maison, et Bo Harper Sims est née trois heures plus tard, à 12 h 30, en parfaite santé. Sa naissance a été si paisible. Elle n’a presque pas fait de bruit lorsqu’elle a débarqué côté terre et elle est depuis le bébé le plus détendu que je connaisse.

Par ailleurs, j’ai adoré la « bulle du nouveau-né » cette fois et après avoir souffert de mamelons crevassés, de cloques et en permanence de mammite la première fois, j’ai allaité sans le moindre tracas pendant six mois.

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Magazine BABYBJÖRN – Cat Sims, blogueuse sur le site Not So Smug Now, avec sa famille.
 
Photo : Not So Smug Now

Cat Sims

Ex-responsable des achats, ex-enseignante d’anglais en secondaire et ancienne organisatrice de tournées de légendes de la scène musicale.

Fan de chats et amatrice de vin rouge. Mariée à la musique, nostalgique de ses anciennes fonctions d’organisatrice de tournées. Créatrice du blog Not So Smug Now. Se passionne pour la cause des femmes et prend le rôle de parent et la vie de famille très à cœur.

Non conformiste, ignore systématiquement les limites. Vit sur cette planète depuis près de 36 ans.