Récit d’accouchement : devenir père une seconde fois

Le blogueur Pierre Bel s’est senti mieux préparé pour la naissance de son deuxième enfant, plus sûr de lui et de son rôle. Comme il le raconte, aucune naissance n’est identique, même si voir naître son enfant est toujours aussi magique.

Magazine BABYBJÖRN – Pierre et sa petite Maëlie dans les bras juste après la naissance.
Devenir papa, c'est à chaque fois une expérience vraiment magique. Un moment hors du temps.
Photo : Pierre Bel

J’étais présent lors des deux accouchements de ma femme car je souhaitais vivre et partager avec elle ces moments hors du commun. Celui dont je vais vous parler aujourd’hui c’est du dernier, pour la venue au monde de Maëlie, il y a tout juste un an. Cela faisait plusieurs jours que l’on sentait que le jour tant attendu allait arriver.

Arriverions-nous à temps pour l’accouchement ?

Ma femme avait réussi à tenir le coup le plus longtemps possible malgré une menace d’accouchement prématuré et on se rapprochait de plus en plus de la date annoncée en tout début de grossesse. De mon côté ce qui m’inquiétait le plus c’était que la maternité se situait à 1 heure de route de la maison et j’appréhendais de partir trop tard.

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Ce dont je me souviendrai toujours, ce sont les innombrables marches de cet hôpital que ma femme avait décidé de monter et descendre sans fin pour accélérer le travail et évidemment je l’accompagnais dans cette épreuve. Au bout de 2 h de montées et de descentes d’escaliers une sage femme a fini par nous dire d’aller nous reposer dans la chambre, je la remercie fortement ! Puis vers minuit, on est descendu en salle d’accouchement.

Ambiance détendue, musique dans la salle d’accouchement et café pour moi.

Ma femme avait fait le choix de la péridurale et à ce moment-là, le papa que je suis a été invité à sortir. Même si ce n’est pas très long, être loin de ma femme pendant ce court instant était difficile. Cette nuit-là, la sage femme et l’auxiliaire qui l’accompagnaient ont été remarquables : ambiance détendue, musique dans la salle d’accouchement et café pour moi, même s’il faut avouer qu’il était très très serré (est-ce la recette pour tenir le coup plusieurs gardes ?).

Magazine BABYBJÖRN – Dessin du papa avec un regard effrayé et une bouteille d'eau à la main.

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Mon rôle a été d’accompagner ma femme dans le déroulement du travail, l’aider à se tourner, masser son dos, suivre la courbe des contractions et des battements du cœur de bébé. Mais surtout j’avais retenu la leçon après la naissance de Luna, je ne devais pas asperger la future maman toutes les 2 minutes avec le vaporisateur d’eau, sous peine de changer de service dix étages plus bas pour finir aux urgences de l’établissement !

Les deux heures dans la salle d’accouchement nous ont permis de se découvrir tous les trois, c’était magique.

Maëlie a décidé de pointer le bout de son nez à 5 h 17 de ce matin-là. Le cordon était doublement entouré autour de son cou, alors la sage femme l’a coupé directement et je n’ai pas pu le faire comme pour Luna mais l’essentiel était que tout allait bien. J’ai accompagné Maëlie pour ses premiers soins et elle est retournée rapidement en peau à peau avec mon épouse. Les deux heures dans la salle d’accouchement nous ont permis de se découvrir tous les trois, c’était magique.

Magazine BABYBJÖRN – Dessin d'un papa un peu désespéré qui dépense beaucoup d'argent à la machine à café.

Un papa de trois enfants parle avec sincérité de son rôle pendant l’accouchement

De retour dans la chambre, j’ai pu moi aussi faire du peau à peau avec ma fille grâce à une écharpe en tissu découpée par une sage-femme. J’ai profité de ce moment d’autant plus que Maëlie tout contre moi était très paisible, c’était le calme après la tempête. Dans cet hôpital, la place du père était tout à fait bien respectée : un lit supplémentaire était installé pour moi et j’étais encouragé à participer à tous les soins. Pour cette deuxième naissance, je me suis senti préparé, moins gauche et plus sûr de moi dans mes gestes même si un nouveau né est si petit, si fragile, quand je revois les premières photos, ça m’interpelle toujours autant.

Pour cette deuxième naissance, je me suis senti préparé, moins gauche et plus sûr de moi.

Malheureusement, au même moment Luna a eu une grippe d’enfer, ce qui a contrecarré tous nos plans prévus de longues semaines à l’avance. Luna n’est pas venue à la maternité découvrir sa petite sœur et moi je faisais d’incessants allers-retours entre la maison et la maternité. D’ailleurs, pour éviter de propager les microbes, je portais un masque à chaque visite. Maëlie a dû se dire à ce moment là que j’avais une tête sacrément bizarre !

Enfin voilà pour moi, l’accouchement est un moment vraiment particulier, hors du temps, où le risque pour la maman et le bébé à naître est présent et où on ne se sent maître de rien du tout. Un moment unique à chaque fois que j’ai aimé vivre tout simplement.

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Magazine BABYBJÖRN – Le papa blogueur Pierre Bel se dessine avec sa fille.
 
Photo : monpapa.fr

Pierre Bel

Lieu de résidence : Saint-Céré, dans la campagne française

Emploi : dirige le blog monpapa.fr qui raconte la vie de sa petite famille

Situation familiale : marié et papa de deux petites filles, Luna et Maëlie